L’Inemuri, cet art de faire une sieste au bureau devant son ordi, est très bien vu au Japon

Cynthia Lahoma

Et si l’on se mettait à la sieste-minute ? Au Japon faire une sieste partout et à n’importe quelle est bien vu, même très bien vu.

Avis aux dormeuses et aux partisantes de sieste. Au pays du Soleil-Levant on a l’habitude de se coucher un peu partout. Baptisée « Inemuri », qui se traduit littéralement par « dormir alors que l’on est présent », la pratique consiste à s’assoupir sans complexe, n’importe où et en public. Dans les transports, sur un banc ou même au travail… la micro-sieste est courante. Mieux encore, elle est très bien perçue. « Le sommeil peut être vu de plusieurs façons en fonction des idéologies » explique Brigitte Steger dans une étude pour la BBC. Ainsi, dormir en public et plus encore sur son lieu de travail est vu comme l’incarnation d’un investissement et d’un dévouement sans faille. Dormir plus pour travailler plus ? En montrant qu’il se tue à la tâche et montre qu’il est épuisé, l’employé passe pour un élément modèle. Cette sieste n’est pas synonyme de paresse ou d’inefficacité mais elle est facteur de réussite. Elle fait la fierté des employés qui prouvent qu’ils se dépassent et travaillent dur. La fatigue et le sommeil sont mis en scène par la sieste, au point parfois de simuler des endormissements. « Exercer « l'Inemuri » – ou même le feindre – peut être perçu comme une valeur ajoutée et prouverait que l'employé se démène au travail » détaille Brigitte Steger.

Le sommeil au cœur de l’efficacité

Néanmoins, « l’Inemuri » répond à des codes. Cette sieste doit se faire en (...)

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