Quand l’infertilité perturbe la sexualité

La rédac

L’enfant tant désiré tarde à venir… Les doutes s’installent et la sexualité n’est plus vraiment au beau fixe. Explications de Brigitte Letombe, gynécologue et sexologue.

Mettre en route un enfant demande parfois un peu plus de temps que prévu. Une notion que relativise la gynécologue : « Il ne faut pas s’inquiéter et parler d’infertilité si, au bout de trois, voire au moins six mois, après l’arrêt d’un moyen de contraception, la grossesse ne débute pas aussitôt. Aujourd’hui, le désir d’enfant arrive à un âge de plus en plus tardif et, horloge biologique féminine oblige, les couples sont parfois dans une certaine forme d’urgence. Et ils pensent tout maîtriser. » Alors la pression aidant, tant au niveau familial que sociétal, ils passent d’une sexualité récréative à une sexualité reproductive.

Le sexe calculé

Ces couples en mal d’enfant vont alors s’imposer force calculs de courbes de température et tests d’ovulation, puis programmer des rapports uniquement pour parvenir à leurs fins. Ce qui va, à contrario, produire l’effet inverse. « Ce lien omniprésent entre fertilité et sexualité risque en effet d’altérer les rencontres intimes et d’aggraver la situation, car cela ne fonctionne pas toujours. L’ovulation féminine et la fonctionnalité masculine ne sont pas réglées comme du papier à musique », précise la spécialiste.

Alors dans cette obsession commune, les amants d’hier perdent toute spontanéité et naturel. Faire l’amour n’est plus qu’un devoir contraignant dépourvu de tout érotisme. « Ce qui risque d’affecter la relation de couple,...

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