« Je suis l’ombre de moi-même » : une héroïne du 13 novembre contrainte de vivre dans l'anonymat

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Après avoir dénoncé un des terroristes des attentats du 13 novembre, elle doit désormais vivre cachée sous une fausse identité. Elle raconte ce quotidien hors normes.   

Personne ne sait qui elle est. À l’approche du procès historique des assaillants du 13 novembre, celle qui a dénoncé Abdelhamid Abaaoud, un des terroristes de l’attentat, ne vit plus vraiment. Depuis son témoignage, elle se cache sous une fausse identité, créée spécialement pour elle et sa famille.  

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En tant que « témoin protégé », statut qu’elle a obtenu en 2017, elle a dû réapprendre à vivre dans la peau d’une autre, avec un nouveau nom mais aussi un nouveau passé. Pour notre partenaire Brut., elle livre le récit bouleversant d’une femme invisible, qui ne peut même plus avoir de photos de ses proches chez elle. « J’ai été arrachée à ma vie, à mon avenir, à ce que j’avais construit, à ce que j’avais prévu, à mes projets, à tout », explique-t-elle. Elle espère pouvoir reprendre un jour sa « vie d’avant ».  

Initialement prévu à partir de janvier puis décalé en raison de la crise sanitaire, le procès des attentats du 13 novembre 2015, plus grande audience criminelle jamais organisée en France, débutera mercredi, six ans après les attaques qui ont fait 130 morts et plus de 400 blessés à Paris et Saint-Denis. Il pourrait s'achever le 25 mai, selon son calendrier prévisionnel. À partir du 28 septembre, la cour doit entendre, pendant plus d’un mois, les témoignages des rescapés et des proches des victimes des...

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