L’oxygène : un médicament 100 % naturel

À l’hôpital, l’oxygène, ce gaz précieux, véritable source de vie, fait partie de l'arsenal des médecins, lesquels utilisent ses particularités et ses bienfaits pour prendre en charge certaines affections parfois difficiles à soigner. « Une fois prélevé dans l’air par les poumons, l’oxygène est immédiatement distribué par la circulation sanguine aux divers organes, fournissant l’énergie nécessaire au maintien de leur activité. Mais, grâce à la médecine hyperbare, on multiplie au moins par dix le taux d’oxygène disponible dans le sang, ce qui permet une meilleure diffusion du gaz vers les cellules », explique le Pr Frédéric Vargas, médecin hyperbare au CHU de Bordeaux.

Forme ronde, lourdes portes flanquées de hublots... : ce n'est pas un hasard si les caissons hyperbares ont de faux airs de sous-marins. En effet, une séance d'oxygénothérapie hyperbare (OHB) s'apparente à une « descente » à 15 mètres de profondeur sans quitter le plancher des vaches. Explication du Dr Thierry Joffre, médecin hyperbare au CHU de Lyon : « L'immersion en caisson hyperbare reproduit les mêmes effets qu’une plongée sous-marine équivalant à une descente de cinq étages. Habituellement, le taux d’oxygène est de 21 % dans l’air ambiant, il est de 100 % dans le caisson. De même, selon les fins thérapeutiques, la pression y est de deux à trois fois supérieure à celle de l’atmosphère. » Mais pas de panique ! Ces dispositifs sont loin d’être des endroits confinés. On y tient aisément à huit ou dix personnes, allongées ou assises. La « descente » dure de dix à vingt minutes, le temps que le corps s’habitue à la montée de pression à l’intérieur du caisson. Le patient pose un masque à oxygène sur son visage et le garde 90 minutes environ. Pendant toute la séance, les soignants vérifient en permanence le niveau de pressurisation et les gaz inspirés. Petit tour d’horizon des possibilités thérapeutiques de ce « médicament » 100 % naturel.

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