Ce que l’on sait après la découverte de trois corps dans une maison près de Rennes

Les corps d'un couple et de leur fille de 25 ans ont été découverts mercredi dans un pavillon de Saint-Jacques-de-la-Lande, dans ce qui pourrait être un double homicide suivi d'un suicide du père.

Au cœur de ce quartier résidentiel et verdoyant, l'impensable s'est produit. Dans la nuit sombre de ce mercredi, les voitures de police quadrillent le périmètre autour d'un discret pavillon de Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes, dans lequel trois corps ont été découverts. Selon les premiers éléments de l'enquête, il s'agit d'un couple, un homme de 50 ans et son épouse de 62 ans, ainsi que de leur fille âgée de 25 ans.

Tout commence mercredi matin quand l'employeur de la jeune victime, assistante opérationnelle, signale son absence. À 14h30, les sapeurs-pompiers se rendent au domicile de ses parents, à Saint-Jacques-de-la-Lande. Trouvant porte close, ils pénètrent à l'intérieur de la maison et se retrouvent confrontés à la scène du drame.

"L’homme était retrouvé pendu, la femme allongée sur son lit et leur fille sur le sol de sa chambre", détaille Philippe Astruc, procureur de la République de Rennes.

• Une famille sans histoire

Tout au long de l'après-midi et jusqu'à tard dans la nuit, enquêteurs, techniciens de la police scientifique et médecin légiste se succèdent afin d'effectuer les premières constations. Des traumatismes "sur le corps de la sexagénaire" sont relevés, précise le parquet. "Aucune trace de violence n’est en revanche visible sur le corps de sa fille", est-il souligné. Des autopsies doivent avoir lieu "afin de déterminer précisément les causes des décès".

"C’étaient des gens très discrets", témoigne un riverain au Télégramme. "On a vu le père de famille hier (mardi, NDLR) vers 17h30. Il était très souriant". "Ils étaient si gentils", glisse un autre à Ouest-France.

Tous dressent le portrait d'une famille sans histoire, composée d'un père employé au département d'Ille-et-Vilaine en tant qu’agent de maintenance dans un collège à Chartres-de-Bretagne, selon 20 Minutes, d'une mère à la retraite et d'une fille, assistante opérationnelle dans une agence immobilière locale.

Tous trois étaient inconnus de l’autorité judiciaire, "tant sur le plan pénal que civil et notamment au niveau des affaires familiales", indique le parquet de Rennes, qui ajoute: "Aucune plainte ni main courante n’était recensée les concernant."

• Une lettre d'explications retrouvée

Qu'a-t-il bien pu se passer entre les quatre murs de leur maison? Un indice découvert sur place donne une orientation à l'enquête.

"Un écrit a été retrouvé au domicile de la famille, apparemment signé de la main de l’homme", explique Philippe Astruc.

Quelques lignes par lesquelles le quinquagénaire annonce "mettre fin à ses jours ainsi qu’à ceux de sa compagne et de sa fille. Il attribue ses actes à un mal-être pouvant être en lien avec une maladie grave dont il serait atteint", développe le procureur de la République. Un examen de comparaison d’écriture doit être réalisé afin de vérifier que le mot a bien été rédigé par le père de famille.

• Deux meurtres suivis d'un suicide?

Des connaissances de l'agent de maintenance confirment à Ouest-France qu'il souffrait de problèmes cardiaques. "Il avait été longtemps arrêté et aurait dû se faire opérer du cœur, mais l’opération avait été annulée pendant le dernier confinement."

Le père de famille a-t-il tué son épouse et sa fille avant de se suicider? À ce stade, aucun élément relevé sur les lieux ne laisse en tout cas entrevoir une intervention extérieure. Face à ces premiers éléments, une enquête pour assassinat a été ouverte et confiée à la Sûreté départementale d’Ille-et-Vilaine.

Article original publié sur BFMTV.com

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