L'abbé Francis Michel renvoyé par l'Eglise après avoir insulté Emmanuel Macron avec des Gilets Jaunes

“Emmanuel Macron ! Ô tête de c** ! On vient te chercher chez toi…” . En 2019, l'abbé Francis Michel a été filmé lors de la célébration d’une messe entouré de Gilets Jaunes. Au cours de celle-ci, l’homme d'Église a entonné des chants insultants et hostiles à l’égard d’Emmanuel Macron. Vendredi 15 mai 2020, le curé a appris son renvoi des ordres.

Dans un communiqué, le Diocèse d'Évreux explique que l’ancien membre du clergé “perd les droits propres à l’état clérical de même que les dignités ecclésiastiques et les charges”, rapporte Le Parisien. “Exclu de l’exercice du ministère ordonné”, il ne peut plus “célébrer l'Eucharistie, prononcer une homélie, administrer licitement les sacrements de l'Église catholique romaine ni enfin remplir aucune charge de direction dans le cadre pastoral ou avoir une responsabilité dans l'administration paroissiale”. Sans possibilité d'effectuer un recours, le texte précise que la décision prend effet immédiatement. “Ce renvoi restera une souffrance pour lui-même, pour les fidèles du diocèse, pour ses confrères prêtres et pour son Evêque”, conclut le communiqué.

"On est prêtre pour l'éternité”

Sans préciser les motifs de ce retour à l’état laïc, nos confrères rappellent qu’il s’agit de la "mesure la plus lourde que puisse prendre l'Église catholique à l'encontre d'un de ses ministres de culte”. De son côté, l’abbé Normand, raconte au journal : “J'ai été convoqué et l'évêque m'a signifié mon renvoi. Il voulait que je signe une acceptation, ce que j'ai refusé de faire”. Loin de se laisser abattre, il ajoute : “Je suis prêtre, quoi qu'on en dise. Car on est prêtre pour l'éternité”.

Le prêtre sulfureux n’en est pas à sa première sanction. Comme le rappelle Le Parisien, en 2016 la Cour d'appel de Rouen l’a condamné à 15 000 euros d’amende pour le détournement de plus de 100.000 euros sur l'argent de la quête entre 2006 et 2008. L'Église l’a alors interdit de célébrer la messe. Pourtant, il a continué à recevoir dans son église du Planquay de fidèles

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