Faut-il forcément jouer avec son bébé ?

Caroline Marie

Jouer avec son enfant est parfois vécu par les parents comme une contrainte, une obligation pour que leur petit s’épanouisse. Pourtant, il est grand temps de désacraliser le jeu ! Bébé a seulement besoin de moments intimes avec ses parents. Explications.

 



C’est quoi, jouer avec son bébé ?


Quand on pense jeu, on imagine construire un puzzle, emboîter des cubes ou jouer à la dînette pendant des heures. C’est réducteur ! Jouer englobe bien plus d’activités : faire coucou, chatouiller les pieds, rire avec bébé, ou même donner un baiser, un câlin. C’est simplement créer l’échange et faire passer des émotions. Maman et papa n’ont pas des rôles purement fonctionnels comme nourrir ou changer. « Un petit a besoin de complicité avec ses parents », explique Isabelle Filliozat, psychologue.


Est-ce que jouer avec bébé favorise son éveil ?

Le jeu n’est pas une condition sine qua none au bon développement de l’enfant, comme l’explique Isabelle Filliozat : « le développement de l’enfant est bien trop complexe pour être défini par de simples moments de jeu et complicité ».

Bien sûr, « jouer peut favoriser l’éveil mais cela n’a jamais été prouvé », ajoute Patrick Tounian, directeur général de la société française de pédiatrie. Si l’intelligence et les apprentissages ne sont pas  directement menacés, laisser bébé dans son coin en obstruant tout échange peut avoir des conséquences sur l’épanouissement et la relation parent-enfant. Chaque parent doit trouver le juste milieu !


Etre parent et ne pas aimer jouer, c’est grave ?

Un parent qui n’aime pas jouer n’a pas à s’inquiéter et à culpabiliser. Il ne néglige pas pour autant son enfant. C’est son « droit ». Mais attention : il ne faut pas abandonner bébé en se contentant de subvenir à ses besoins vitaux. La situation deviendrait alors inquiétante.
« Un parent qui dit ne pas aimer jouer sous-entend très souvent qu’il ne sait pas jouer », explique Isabelle Filliozat. Il a peur de l’intimité. Si cela devient trop gênant dans sa relation avec bébé, le parent peut chercher de l’aide auprès d’un thérapeute. Les activités extérieures avec les petits peuvent aussi constituer de bons tremplins.

C’est au parent de tirer la sonnette d’alarme si le blocage s’avère trop important et que le moindre petit instant de complicité devient une corvée.


Est-ce que le parent doit se forcer à jouer ?

Surtout pas ! Comme l’explique Patrick Tounian, chaque parent doit faire comme il le sent. Si jouer correspond à une contrainte, bébé le sentira, auquel cas le jeu n’aura strictement rien de bénéfique.

« Jouer 10 minutes par jour avec bébé, de manière intense et en étant investi a plus d’intérêt que se forcer et s’y consacrer à moitié », résume Isabelle Filliozat.


Peut-on remplacer le jeu par des activités extérieures ?

Les activités à l’extérieur ne remplacent pas les moments intimes de jeu et d’échanges avec bébé. Comme l’explique Patrick Tounian, la meilleure activité consiste à être en famille. Bien entendu, les activités peuvent aider les parents qui veulent « apprendre » à jouer car beaucoup d’entres elles favorisent le rapprochement, comme le bébé nageur ou la baby gym pour les tout petits. Mais à la maison, il est important de vivre des moments simples, de rires et de dialogues, pour créer et renforcer les liens.


Si la maman n’aime pas jouer, il y a toujours papa, non ?

Si maman joue peu, les jeux proposés par papa ne compensent pas. Cependant, bébé comprend bien vite la situation. Il ne ressentira pas de manque de la part de sa maman, car il s’habitue vite aux gestes qu’il a avec l’un et l’autre, explique Patrick Tounian. C’est plutôt pour le parent lui-même que c’est dommage ! Et il faut veiller à ce que la mère ne reste pas trop en retrait, car encore une fois il existe un risque de déséquilibre. Eviter les moments de complicité avec bébé doit tout de même alerter.

Quant aux frères et sœurs, sachez qu’ils ne remplacent pas la complicité que les parents peuvent établir avec leur enfant.


Merci à Patrick Tounian, directeur général de la société française de pédiatrie http://www.sfpediatrie.com/

Merci à Isabelle Filliozat, psychologue, auteur de « Il n’y a pas de parent heureux » et de "J'ai TOUT essayé !" aux Editions JC Lattès. Plus d’infos sur http://www.filliozat.net/ecole/accueil.php
















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Chômage, longues études... Les carrières professionnelles sont de moins en moins linéaires. D'où un impact sur les pensions. Il est possible d'y remédier. Avis d'expert, Valérie Batigne.* Paris Match. A quoi sert un rachat de trimestres? Valérie Batigne.  Il permet d'augmenter vos droits, en particulier si vous n'avez pas validé assez de trimestres pour bénéficier d'une retraite à taux plein. C'est un moyen de diminuer ou d'effacer la décote, une minoration définitive de votre pension liée à un déficit de trimestres par rapport au nombre requis pour votre génération. Qui peut racheter des trimestres? Les personnes âgées de 20 à 67 ans, à condition d'y être éligible. Si vous avez connu une année blanche, sans aucune rémunération, vous n'avez pas le droit de racheter les trimestres manquants correspondants. Vous pouvez procéder à un rachat au titre d'années incomplètes ou bien racheter vos années d'études supérieures. Attention, le nombre de trimestres rachetables est limité à 12, soit trois années en tout." Plus vous disposez de points Agirc, plus le rachat est intéressant" A quel prix? Il existe un barème général (hors tarifs spécifiques) qui dépend de trois paramètres: votre âge au moment du rachat, les revenus professionnels des trois années précédant votre demande, et enfin l'option de rachat que vous choisissez. Dans un cas, votre rachat augmente le taux de calcul de votre retraite. Dans l'autre, il joue sur le taux et le nombre de trimestres pris en compte pour déterminer le montant de votre retraite. La première option est la moins onéreuse et souvent la plus bénéfique. Si vous êtes âgé de 60 ans et que vos revenus d'activité sont supérieurs à 38616 Euros, un trimestre vous coûtera cette année 4367 Euros si vous optez pour le taux uniquement et 6472 Euros si vous choisissez l'autre option.  A lire aussi : Retraites, qui sera concerné par la... Lire la suite sur ParisMatch.com