L'adieu de Philippe Labro à Olivier Royant

Philippe Labro
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Fin connaisseur des Etats-Unis et directeur de la rédaction de « Paris Match », Olivier Royant s’est éteint à 58 ans. Philippe Labro se souvient.

Son amie intime, Valérie Miller, me raconte : « J’aimais Olivier et j’aimais Delphine. Je pensais qu’ils étaient faits l’un pour l’autre. Olivier rentrait de New York pour devenir le patron de “Paris Match”. Il était triste. Il se sentait un peu paumé. Je lui ai proposé de rencontrer une Française. J’ai organisé un dîner, une sorte de “double date”. J’ai vu tout de suite à quel point la passion du journalisme et de la politique qui habitait Olivier fascinait Delphine. Au bout de quarante-cinq minutes, elle s’est penchée vers moi et a murmuré à mon oreille : “Je vais me marier avec cet homme.” »

À l’heure où la profession journalistique s’attriste de la mort d’Olivier Royant, 58 ans, brillant et charismatique directeur de la rédaction du légendaire magazine « Paris Match », dont, pendant quatorze ans, il sut organiser les « unes », susciter les « scoops », à l’heure où dans les bureaux où il venait établir le « chemin de fer » – c’est-à-dire la construction du journal –, des hommes et des femmes pleurent en parlant de lui, à cette heure-là, donc, ma pensée va à Delphine Royant, à ses deux enfants et à cette phrase susurrée à l’oreille de leur amie : « Je vais me marier avec lui. » C’est à leur amour que je réfléchis, plus encore qu’à ses exploits de grand patron de presse.

Valérie continue son récit : « Leurs rendez-vous ont duré trois mois. Il était timide, craintif. Il ne...

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