L'Affaire d'Outreau, "une façon de décrédibiliser la parole de l’enfant" dénonce Andréa Bescond

Sylvain Lefevre / Contributeur

Des victimes sans coupable. Le 17 janvier, France 2 diffusait les deux premiers épisodes de son docu-fiction L’Affaire d’Outreau. En quatre épisodes, Agnès Pizzini et Olivier Ayache-Vidal reconstituent certains moments clés de cette affaire pénale d’agressions sexuelles sur mineurs qui a marqué le début des années 2000. Décrite comme le "récit de l'incroyable fiasco judiciaire", la série entend donner la parole à certains des protagonistes, tels que les enfants victimes, et les personnes acquittées.

Avant la diffusion du premier épisode, Andréa Bescond, scénariste et co-réalisatrice du film Les Chatouilles – sur son enfance et les actes pédocriminels dont elle a été victime –, a évoqué ses réticences face à ce nouveau projet. "Si c’est sur l’angle d’un fiasco judiciaire et sur des mensonges prodigués par des enfants, je ne trouve pas que ce soit quelque chose de salutaire, a-t-elle tenu à exprimer sur TV5 Monde. Il y a toujours une façon de décrédibiliser la parole de l’enfant en France, dès qu’il y a une occasion, on la saisit."

Pour rappel, l’affaire dite d’Outreau s'est déroulée au début des années 2000 dans la ville d’Outreau, dans le Pas-de-Calais. Sur fond d’accusations de viols, d’agressions sexuelles et de proxénétisme, 12 enfants seront reconnus victimes. Du côté des accusé·es, 13 des 17 comparaissant sont acquitté·es. L’affaire a eu un retentissement tel qu’elle est rapidement présentée comme un "fiasco judiciaire" et que des réformes de la justice sont entreprises pour (...)

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