L'affaire Nicolas Hulot classée sans suite : faudrait-il allonger le délai de prescription ?

Abaca
Abaca

Sylvia avait 16 ans lorsqu'en 1989, elle aurait été violée et agressée sexuellement par Nicolas Hulot. A l'époque, elle participait à un concours organisé par l'émission Antipodes, le magazine de l'impossible, présentée par celui la star d'Ushuaïa.

Après un passage aux studios, celui-ci lui aurait proposé un déjeuner, puis l'aurait raccompagnée en voiture. Dans un parking, un peu plus tard, il l'aurait embrassée, puis baissé son pantalon et sorti son sexe, avant de lui forcer à lui faire une fellation. "Pour que ça s'arrête, je lui ai embrassé le bas du ventre (...) J'ai gardé le silence 22 ans car personne ne m'aurait crue. Je ne m'attaque pas à n'importe qui", racontait en 2021 Sylvia, dans un reportage d'Envoyé Spécial qui faisait état de quatre autres témoignages contre Nicolas Hulot.

"Ce classement sans suite ne fait pas disparaître les faits"

Ce lundi 12 septembre, la justice a classé l'enquête sans suite. Pour l'avocate de la plaignante, Me Maud Sobel, s'il fallait s'y attendre, il est surtout essentiel de comprendre d'où vient cette décision. "Ce classement sans suite ne fait pas disparaître les faits clairement décrits par Sylvia qui avait 16 ans en 1989 : il intervient pour des raisons de prescription dont ma cliente était parfaitement consciente", rappelle-t-elle.

Le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti avait par ailleurs demandé, dans une circulaire de 2021, qu'à l'issue des enquêtes préliminaires, le...

Lire la suite


À lire aussi

Ligue du LOL : Marlène Schiappa souhaite allonger les délais de prescription
Peut-on (de nouveau) espérer un allongement du délai de l'IVG ?
80% des plaintes pour violences conjugales classées sans suite : comment changer l'inacceptable ?