L'Afro-américain Cudelice Brazelton débarque à Paris avec un solo show défensif et féroce

Ingrid Luquet-Gad
·1 min de lecture
© Cudelice Brazelton/Galerie Sans Titre (2016). Photo Aurélien Mole
© Cudelice Brazelton/Galerie Sans Titre (2016). Photo Aurélien Mole

La surface est éminemment politique : chacun·e le sait désormais. Le contact est suspect et la porosité, un danger ; la capture des corps individuels, un enjeu technologique et l’immobilisation du corps social, une fin gouvernementale. Chez Cudelice Brazelton, tout ou presque est affaire de surfaces : celles-ci se déploient craquelées, grattées, perforées ou incisées.

Au fil de ses tableaux notamment, qui de leur dénomination, à vrai dire, ne conservent que l’épure, le jeune artiste américain travaille une texture plane sans être plate – accrochée au mur tout en restant expansive ou au contraire évidée, d’une teinte opaque sans pour autant se décider à n’être jamais d’aucune couleur. Plutôt, c’est la violence de bords arrachés et tranchants comme une lame qui fait la profondeur de champ, et l’habileté du rapiéçage ou de l’agglomération de menus fragments qui pare la texture de ses reflets changeants.

Lire la suite...