L'ancien tribunal de Bobigny transformé en lieu des luttes féministes

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L’ancien tribunal où s’est déroulé le procès de Bobigny, qui a ouvert la voie à la légalisation de l’IVG en France, va faire l’objet d’une rénovation pour devenir un nouveau lieu des luttes féministes en Seine-Saint-Denis.

Il y a 50 ans, dans l’ancien tribunal de Bobigny, s’ouvrait le procès de Marie-Claire Chevalier, 16 ans, poursuivie pour avoir eu recours à un avortement après un viol. Défendue par l’avocate Gisèle Halimi, l’adolescente avait été relaxée, ouvrant la voie à la légalisation de l’avortement en 1974.

Par la suite, Michèle Chevalier, sa mère, et Micheline Bambuck, la femme médecin qui s’était chargée de l’intervention clandestine, avaient été condamnées au sein de ce même tribunal respectivement à 500 euros d’amende avec sursis et un an de prison avec sursis. Deux femmes qui avaient servi d’intermédiaires avaient, elles, été relaxées.

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Femmage à Gisèle Halimi

Désormais propriétaire du bâtiment, le département de la Seine-Saint-Denis a décidé d’y effectuer des travaux à partir du premier trimestre 2023 pour y faire « un nouveau lieu en lien avec l’égalité femmes/hommes et les luttes féministes ». Pour marquer les 50 ans du procès de Bobigny, le département a rendu mardi un « femmage »* à Gisèle Halimi, avocate féministe et militante de la décolonisation.

Lors de ce procès historique, l’avocate avait réalisé « une plaidoirie de rupture qui a fait surgir la société au tribunal de Bobigny », a déclaré l’ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira, présente à la cérémonie ce...

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