L'Assemblée vote la déconjugalisation de l'allocation adulte handicapé

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La majorité présidentielle s’était jusqu’à présent toujours opposée à la déconjugalisation de l’allocation adulte handicapée. Mais le calendrier d’application de cette mesure, prévu pour octobre 2023 fait débat.

L’Assemblée nationale a voté à l’unanimité moins une voix la déconjugalisation de l’allocation adulte handicapé (AAH), en adoptant des amendements déposés par tous les groupes, après plusieurs refus de l’exécutif lors de la précédente législature.

Les revenus du conjoint ne seront plus pris en compte pour le calcul de l’AAH à compter d’octobre 2023 au plus tard, une mesure réclamée de longue date par les oppositions et les associations.

« Je crois que s’il y a un sujet qui mérite ce soir de voter ensemble, c’est bien celui qui va permettre la déconjugalisation de l’AAH », a déclaré Marine Le Pen, la cheffe des députés Rassemblement national, après une session de l’après-midi houleuse.

Le socialiste Arthur Delaporte a parlé d’une mesure qui remédie au « prix de l’amour » et à « l’humiliation », tandis que le ministre du Travail Olivier Dussopt a célébré un moment « historique ». Créée en 1975, l’AAH est destinée à compenser l’incapacité de travailler. D’un montant maximal de 904 euros mensuels, elle est versée sur critères médicaux et sociaux. Elle compte aujourd’hui plus de 1,2 million de bénéficiaires, dont 270 000 en couple, pour une dépense annuelle d’environ 11 milliards d’euros.

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Changement de cap

« La majorité de l’époque était farouchement opposée à la déconjugalisation », a rappelé...

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