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Laura Smet en colère, elle pousse un coup de gueule : "Sérieux ? On en est encore là ?"

Laura Smet s'est offusquée sur son compte Instagram de la tenue de "la marche pour la vie", ce dimanche 21 janvier à Paris. Des milliers de personnes se sont rendues dans les rues pour manifester contre la future loi concernant la fin de vie, mais aussi contre l'avortement, légal en France depuis 1975. L'inscription de l'IVG dans la Constitution sera débattue à l’Assemblée dès le 24 janvier.

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Laura Smet en colère, elle pousse un coup de gueule sur Instagram : "Sérieux ? On en est encore là ?" (Photo by Stephane Cardinale - Corbis/Corbis via Getty Images)

Ce dimanche 21 janvier a eu lieu "la marche pour la vie", qui a émergé après la promulgation, le 17 janvier 1975, de la loi Veil légalisant l'avortement. Chaque année, une manifestation est organisée lors de la date anniversaire de la loi pour manifester contre le droit à l'avortement, qui garantit à toutes les femmes la possibilité de choisir leur destin et de disposer de leur corps comme elles l'entendent.

Ce dimanche 21 janvier 2024, des milliers de personnes sont venues protester contre le projet de loi consacré à la fin de vie et l'inscription de l'IVG dans la Constitution. Le projet de loi concernant cette possibilité sera débattu à l'Assemblée à partir de ce mercredi 24 janvier.

"Des manifestations en 2024 contre..."

Cette marche a été perturbée par plusieurs Femen françaises, venues seins nus pour réaffirmer ce droit fondamental pour les femmes. Elles ont été rapidement interpellées par la police.

Leur coup d'éclat médiatisé a mis en lumière la persistance de ces mouvements anti-IVG, qui continuent à se mobiliser quarante-neuf ans après la légalisation de l'avortement en France. Leur action a suscité de nombreuses réactions, les internautes leur manifestant leur soutien. Parmi eux, Laura Smet. L'actrice s'est offusquée sur Instagram de la tenue d'une telle marche. "Des manifestations en 2024 contre... l’avortement ?! Sérieux ? On en est encore là ? Je comprends mieux pourquoi j’ai un problème avec les églises", s'est-elle exclamée dans sa story Instagram.

Vidéo. La minute de Laura Smet

"La décision de la Cour suprême américaine a été un choc"

Longtemps marginalisées, jugées ou incomprises, les Femen ont, après leur intervention de ce dimanche 21 janvier, recueilli ici de nombreuses félicitations. Il faut dire que les Français sont très majoritairement en faveur du droit à l'IVG.

De plus, 81% d'entre eux jugent positivement son inscription dans la Constitution, selon un sondage publié par l'Ifop en novembre 2022. François Kraus, directeur du pôle "Politique / Actualités" de l’Ifop, avait livré cette analyse lors de la sortie du sondage de l'Institut : "En France, la décision de la Cour suprême américaine de révoquer le droit constitutionnel à l’IVG a constitué un choc rappelant à tou(te)s qu’un "retour vers le passé" est possible alors même que le paysage contraceptif français est à des années-lumière des débats états-uniens. Après une forte perturbation des conditions d’accès à l’IVG durant la crise sanitaire l’enjeu dans l’Hexagone est, au contraire, au renforcement des droits via notamment l’allongement du délai de recours à l’IVG à 14 semaines (loi du 3 mars 2022). (...) Dans ce contexte, la résurgence du débat sur la constitutionnalisation de l’IVG met bien en exergue le "gap " culturel entre les deux nations : la société française étant tellement sécularisée que les discours "pro-Life" n’impriment pas vraiment au-delà des milieux religieux. Ainsi, même s’ils ne discernent pas un danger immédiat, les Français semblent bien conscients de l’enjeu démocratique crucial que constitue un droit qui garantit à tou(te)s un des principaux acquis de la "révolution sexuelle" du XXème siècle : la dissociation entre sexualité et procréation."

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