L'autruche, un animal vénéré dans bien des cultures

© Getty Images/iStockphoto

Lorsqu’on “fait l’autruche”, c’est qu’on se voile la face, à l’image de l’animal qu’on imagine la tête dans le sable. L’expression renvoie à une croyance ancienne, colportée par Pline l’Ancien au Ier siècle. "Leur stupidité n'est pas moins singulière : elles s'imaginent, avec un corps si grand, que lorsqu'elles ont caché leur tête dans les broussailles, on ne les voit plus." En réalité, l’animal n’est pas assez stupide pour croire échapper à un danger en ne le voyant plus ; il aplatit son long cou pour se protéger des tempêtes de sable.

Maât, déesse de la justice qui présidait à la pesée des âmes dans la mythologie égyptienne, est représentée coiffée d'une plume d'autruche. Lors du jugement, elle plaçait son accessoire sur un plateau de la balance, le cœur du défunt sur l’autre. S’il y avait équilibre, ce dernier était apte à rejoindre le monde des dieux. Comme la déesse dont elle est l'emblème et le hiéroglyphe, la plume d'autruche signifie l'ordre universel et l’équité. Cet appendice, dont étaient confectionnés les chasse-mouches des pharaons, symbolisait le devoir essentiel lié à leurs fonctions : observer la justice.

Le maillot de l’équipe galloise de rugby est orné de trois plumes d’autruche et il faut remonter à 1346, en pleine Guerre de Cent ans, pour le comprendre. Plus précisément à la bataille de Crécy, qui opposa l'armée du royaume de France à l’armée du roi d’Angleterre Edouard III et de son fils Édouard le Prince Noir. Bien qu’en infériorité numérique, ces derniers (...)

(...) Cliquez ici pour voir la suite