Lee : vers un denim 100% responsable ?

Capucine Tissot

Alors que l’industrie de la mode se tourne de plus en plus vers l’éco-responsabilité, comment appréhender un vêtement qui a fait le succès de sa marque mais qui est l’un des produits les plus polluant de la planète ? Éléments de réponses avec le géant du denim américain Lee. 

Yves Saint Laurent avait déclaré que l’un de ses regrets de créateur, était de ne pas avoir inventé le jean. Au vu de son succès plus de deux siècles après sa création, on comprend pourquoi. « C’est le vêtement le plus spectaculaire, le plus pratique et nonchalant. Il a caractère, modestie, sex-appeal et simplicité », disait le couturier français et il n’avait pas tort. Car quelle autre pièce vestimentaire présente une telle polyvalence ? Ce n’est pas pour rien qu’il est aujourd’hui le vêtement le plus porté au monde. Grâce à lui, des marques comme Levi’s, Lee ou Diesel ont bâti de véritables empires, devenant des références dans le secteur du denim. Mais le développement de la célèbre toile bleue à un prix, et pas des moindres : celui de la planète.  

Le jean, le plus gros pollueur de la mode

En moyenne, la fabrication d’un jean nécessite plus de 10 000 litres d’eau et une série de produits chimiques polluants et souvent dangereux pour la santé. Ses eaux usées sont également souvent reversées dans la nature, augmentant un peu plus son empreinte carbone. Des informations qui donnent le tournis, surtout lorsqu’on sait qu’il s’en vend plus de soixante toutes les secondes dans le monde. Au total, ce sont environ 5 milliards de jean qui sont produits chaque année. À l’heure où les questions environnementales prennent de plus en plus de place dans le débat public, où les mentalités changent et où les...

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