Leonard Cohen, le Velvet Underground et Michel Magne en 3 BD inspirées

Vincent Brunner
·1 min de lecture
© Philippe Girard/Casterman
© Philippe Girard/Casterman

Comment retracer la vie d’artistes iconiques sans tomber dans l’éloge creux ou l’évocation superflue ?

En ramenant le mythe à sa condition humaine, ses défauts et ses failles, répond en substance le dessinateur québécois Philippe Girard. Dans son Leonard Cohen sur un fil, il laisse un peu de place aux moments de gloire du chanteur – comme son passage au festival de l’île de Wight en 1970 ou son introduction au Rock & Roll Hall of Fame en 2008. Mais il se concentre surtout sur les aspérités d’un parcours biscornu, celui d’un poète absolument pas programmé pour devenir pop star.

Son élégant style ligne claire, qui s’épanouit particulièrement avec le séjour de Cohen sur l’île grecque d’Hydra, lui permet de balader le chanteur tel un personnage romanesque entraîné par les péripéties. La plus ironique : se faire escroquer par sa manageuse alors qu’il est en pleine retraite bouddhiste.

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