L'Essonne veut être entendue : "Nous ne sommes pas reconnus à notre juste valeur"

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Si près et en même temps si loin. La grande couronne francilienne a du mal à exister en dehors de la sphère d'influence de Paris. A l'étranger, ses 5,3 millions d'habitants – 45% de la population d'Ile-de-France et 8% de la population française – se définissent comme Parisiens. Pourtant, malgré cette proximité géographique, économique et culturelle, les quatre départements périphériques – Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne et Val-d'Oise – souffrent d'un sentiment d'abandon, de relégation voire de mépris. "Nous ne sommes pas reconnus à notre juste valeur", déplore François Durovray (LR), président du conseil départemental de l'Essonne, avocat autoproclamé de ces territoires hybrides, n'appartenant ni à la métropole ni à la province. "Nous contribuons fortement à la richesse de la capitale. Chaque jour, 200.000 Essonniens vont travailler à Paris et à la Défense. Mais nous sommes oubliés par l'Etat et confrontés à l'égoïsme parisien, le parent pauvre de la première région d'Europe."

La crise des Gilets jaunes avait mis en lumière la question des relations entre le centre et la périphérie. "Le sujet existe de façon exacerbée en Ile-de-France", insiste le patron du 91. Elu de droite, il charge naturellement Anne Hidalgo : "Elle est tout à fait fondée à prendre des mesures de restriction de la circulation automobile… sauf que celles-ci ont des effets collatéraux au-delà du périphérique." François Durovray comprend et partage, dit-il, les motivations écologiques de l'édile, mais &q...


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