L'ethnopsychiatrie, qui soigne en tenant compte des cultures, expliquée par Tobie Nathan

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La psychiatrie doit-elle approcher de la même manière les ruminations mentales d'un conducteur de tuk-tuk à Bangkok, la dépression d'un paysan bourguignon ou le mutisme d'une fillette immigrée de son Bénin natal ? Non, selon Tobie Nathan. Pour ce psychiatre, l'ethnopsychiatrie a, dans toutes ces situations, une carte à jouer. Celui qui a permis l'émergence de cette branche de la psychiatrie, qui entend soigner en prenant en compte les particularités culturelles de chaque patient, explique son fonctionnement dimanche, dans l'émission d'Isabelle Morizet Il n'y a pas qu'une vie dans la vie.

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Très loin de la psychiatrie coloniale

"C'est très simple", promet Tobie Nathan. "Il y a des gens qui viennent d'ailleurs. Ils ont des problèmes. On a le choix entre leur dire que nous avons une façon de soigner et que c'est la bonne. En général, si on fait ça, ils restent une séance, puis ils s'en vont. Parce qu'ils voient bien que ça n'a rien à voir avec eux. Ou bien, on se dit que chez eux il y a d'autres façons de penser, et que c'est intéressant de savoir quelles sont ces façons de penser et comment ils seraient soignés s'ils étaient restés au pays. Et là, tout d'un coup, c'est un monde qui s'ouvre. Mais pour savoir tout ça, il faut aller dans ces pays, il faut aller voir les gens."

Et le psychiatre insiste : il ne faut surtout pas confondre l'ethnopsychiat...


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