Levothyrox, Distilbène, Dépakine...: ces femmes ont dénoncé des scandales sanitaires

Agées de 32 à 82 ans, Aurélie, Chantal, Marine et les autres menaient une vie sans histoire avant que le sort n'en décide autrement : un enfant handicapé après un accouchement, un AVC à 18 ans suite à la prescription d’une pilule contraceptive, un long calvaire dû à la pose d’une prothèse mammaire frauduleuse (PIP)... Au lieu de rester des victimes silencieuses, elles ont décidé de lancer l’alerte, comme le raconte la journaliste Florence Méréo dans un livre. "Refusant de se résigner malgré les pressions multiples, elles se sont battues pour elles-mêmes et pour les autres", explique-t-elle. Leur pugnacité a permis de réelles avancées. Ainsi, Aurélie Joux a fait condamner l’hôpital qui lui a administré du Cytotec lors de son accouchement. Depuis, ce médicament (à l’origine dédié au traitement des ulcères digestifs) a été retiré du marché. L'actrice Anny Duperey et Chantal L'Hoir, restauratrice à la retraite, ont alerté sur les effets indésirables du Levothyrox, nouvelle formule. Six alternatives à ce médicament existent désormais pour les malades de la thyroïde. Marion Larat a dénoncé les risques des pilules de 3e et 4e génération. Ancienne alcoolique, Laurence Cottet dénonce la banalisation de l'alcool. En 2020, elle lancera l’initiative « Janvier Sobre » dont elle espère qu’il deviendra « Mois national prévention alcool ». "Leur mobilisation va dans le sens d’une médecine plus sûre, plus transparente et plus humaine" résume Florence Méréo. *« Les Résistantes. 12 femmes qui font bouger la médecine ». Ed. Harper Collins.

"Je témoigne dans les lycées": Juliette Boudre

Fin 2016, mon fils Joseph âgé de 18 ans est décédé d’une overdose d’anxiolytiques et d’opioïdes dont il étant dépendant. J’ai décidé de dénoncer les dangers de ces benzodiazépines (Xanax, Lexomil…) en me rendant dans des établissements scolaires pour témoigner. Je ne suis pas médecin, mais j’ai vécu ce drame. J’espère que mes conseils pourront aider certains adolescents et parents. Il ne faut pas laisser les

(...) Cliquez ici pour voir la suite