Lexus : Un trentenaire à l’ambition planétaire

Chantre de la technologie hybride, qui représente aujourd’hui 30 % de ses ventes, le constructeur nippon célèbre trois décennies de progrès automobile.

Salon de Detroit 1989. Au terme de six ans de développement et 4,3 millions de kilomètres de test parcourus, Toyota lance la première Lexus, une nouvelle marque qui, comme son nom l’indique, entend jouer un rôle majeur dans l’univers du luxe automobile. Baptisée LS 400, cette limousine en impose par son gabarit (5 m), son style, largement inspiré de celui de la Mercedes Classe S de l’époque, et son moteur, un onctueux V8 4 litres de 250 ch. Sa conception a mobilisé 1 400 ingénieurs et a nécessité la fabrication de 400 prototypes. Son rapport qualité-prix bien supérieur à celui des allemandes, sa fiabilité avérée et son silence de cathédrale vont séduire l’Amérique.

Au volant de deux fleurons Lexus. Si l’originelle (en haut) en imposait par son silence de fonctionnement, l’actuelle se distingue surtout par la fulgurance de son design.

Au volant de deux fleurons Lexus. Si l’originelle (en haut) en imposait par son silence de fonctionnement, l’actuelle se distingue surtout par la fulgurance de son design. © DR

En l’espace d’un an Lexus se bâtit une solide réputation, au point de s’imposer d’emblée au sommet de la hiérarchie J.D. Power, le juge de paix de la satisfaction client. Dès 1990, la marque débarque en Europe, puis au Japon à partir de 2005. En 1998, celle qui est encore considérée comme le département luxe de Toyota devient la marque de prestige la plus vendue aux Etats-Unis, devant Cadillac, Mercedes ou BMW, et révèle le RX 300, le premierSUV premium de l’histoire.


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