L'homme de théâtre Jean-Pierre Vincent est décédé

Fabienne Arvers
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Atteint du Covid-19 au printemps dernier, Jean-Pierre Vincent était très affaibli par les séquelles dont il souffrait depuis. Il avait dû arrêter les répétitions d’Antigone de Sophocle qu’il devait créer au TNS de Strasbourg cette saison.

Son parcours dessine en filigrane celui du théâtre décentralisé. Tout commence au lycée Louis-le-Grand où il participe au groupe théâtral du lycée avec Jérôme Deschamps et Patrice Chéreau. Il signe sa première mise en scène, La Cruche cassée de Kleist, en 1963. Dès 1968, il suit le dramaturge Jean-Pierre Jourdheuil pour se consacrer à la mise en scène de textes embrassant des questions sociétales (comme Germinal ou Le Palais de Justice) et travaille également à retisser les liens du TNS avec les collectivités locales et nationales.

A la Comédie-Française, il tient trois ans comme administrateur général, de 1983 à 1986 et quitte un poste qu’il juge "le plus difficile de France après Matignon".

C’est à Nanterre-Amandiers qu’on le retrouve en 1990 où il succède à Patrice Chéreau, jusqu’en 2000. Il y convie alors Stanislas Nordey en résidence avec sa troupe durant trois ans. Depuis 2001, Jean-Pierre Vincent créait des spectacles au sein de sa compagnie Studio Libre, fondée avec l'auteur Bernard Chartreux.

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