Les librairies luttent pour ne pas sombrer

Yann Perrau
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Ludovic MARIN / AFP
Ludovic MARIN / AFP

Librairie la petite Égypte, Paris, ce jeudi 29 octobre. C’est du jamais vu. Le monde qui se presse en cette veille de confinement, dans cette librairie du centre de Paris, dépasse même la folie des jours précédant les fêtes de fin d’année. « Ils ne viennent pas pour acheter des cadeaux de Noël, se réjouit le libraire, mais dans une démarche de soutien aux librairies indépendantes ». Avoir, aussi, de quoi tenir pendant les semaines à venir. « Il faut nourrir l’esprit autant que le corps » disait joliment une septuagénaire sur France Inter le matin, choquée comme beaucoup qu’on ferme ce commerce considéré comme « non essentiel ».

La décision avait été anticipée par certains, qui craignaient le pire. Mercredi, quelques heures avant l’intervention du chef de l’Etat, le Syndicat national de l’édition (SNE), le Conseil Permanent des Écrivains (CPE) et le Syndicat de la Librairie Française (SLF) publiaient un appel commun à « laisser les librairies ouvertes », « pour que le confinement social ne soit pas aussi un isolement culturel. Nos lecteurs, attachés à la librairie indépendante, ne le comprendraient pas et le vivraient comme une injustice. » Surtout, comme le précise le communiqué, « avec le premier confinement, les librairies de proximité se sont organisées. Elles sont parfaitement en mesure d’accueillir les lecteurs dans la perspective d’un nouveau confinement, dans des conditions sanitaires sûres et éprouvées".

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