Ligue 1: comment le président Alain Orsoni dirige l’AC Ajaccio depuis… le Nicaragua

Ligue 1: comment le président Alain Orsoni dirige l’AC Ajaccio depuis… le Nicaragua

"J’avoue, j’ai déjà cassé des iPad en regardant les matchs !" Si Alain Orsoni maltraite ses tablettes, c’est parce qu’il vit à distance les (mauvais) résultats de son club, l’AC Ajaccio. Distance, le mot est faible. On parle de 9.500 kilomètres. Pour des raisons personnelles et professionnelles, l’ex-leader nationaliste (qui a échappé à une tentative d’assassinat en 2008) vit depuis de nombreuses années au Nicaragua. C’est dans ce petit pays de 6,8 millions d’habitants en Amérique centrale qu’Alain Orsoni gère les affaires du club qui s’apprête faire l’ascenseur. Pas simple, notamment en raison du décalage horaire (8h). "Je me suis adapté à cette situation, affirme-t-il samedi dans les colonnes du Parisien. Ça ne m’empêche pas d’avoir un contact tous les jours avec Olivier (Pantaloni, le coach), Johan Cavalli (coordinateur sportif) et toutes les entités du club, ou d’organiser des réunions. Je suis présent tout en étant à 9.500 km de la Corse."

Des débriefings avec les supporters... sur Facebook

A ceux qui pourraient critiquer son absence dans les tribunes du stade François-Coty, Alain Orsoni rappelle qu’il effectue 5-6 allers-retours par an en Corse, qu’il est en liaison directe avec son "stadium manager" pendant les matchs, et qu’il n’hésite pas à débattre et à débriefer les matchs de l’ACA avec les fans sur Facebook : "Ça ne me dérange pas d’échanger avec eux sur les réseaux comme le faisait Aulas, je le fais aussi pour défendre mon club, mon staff et mes joueurs", explique le président du plus petit budget de Ligue 1 (22M€).

Il y a un mois, après un cinglant revers à domicile contre Auxerre, il répond à la colère des fans dans un message d’excuse posté sur Facebook : "Je les comprends. Oui, nous n’avons pas été à la hauteur du mercato ! Mais je peux les assurer que non, personne n’a délibérément voulu revenir en Ligue 2…" Ce samedi soir, ou plutôt à 13h pour Alain Orsoni, le président d’Ajaccio profitera d’un dernier match de prestige face au PSG et toutes ses stars (21h au Parc des Princes). A défaut de sauver la peau de son club en Ligue 1, il tentera au moins de sauver celle de son iPad…

Article original publié sur RMC Sport