Ligue 2: comment les forces de l’ordre ont géré les incidents d’Ajaccio-Bordeaux

Ligue 2: comment les forces de l’ordre ont géré les incidents d’Ajaccio-Bordeaux

Une soirée à rallonge. Le match de la troisième journée de Ligue 2 entre l’AC Ajaccio et Bordeaux (0-0) s’est terminé très tard, lundi en Corse, en raison des incidents survenus au stade François-Coty. La rencontre a été interrompue durant près d’une heure en première période, après de violents affrontements en tribunes.

Pourtant interdits de déplacements, des supporters des Girondins ont réussi à prendre place dans l’enceinte, avant de se signaler bruyamment après une dizaine de minutes de jeu, provoquant des échauffourées avec les fans locaux. La police avait pourtant identifié cette affiche comme risquée.

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123 policiers mobilisés

Cette rencontre était classée à un niveau 3 sur 5 par la Division nationale de lutte contre le hooliganisme. Treize effectifs de la sécurité publique d’Ajaccio étaient mobilisés. Au total, 123 policiers étaient présents, dont 110 unités des forces mobiles.

Selon des sources policières, une soixante de supporters bordelais ont quand même réussi à s’introduire dans le stade François-Coty (L’arbitre Gaël Angoula a parlé de 63 supporters sur beIN Sports). Selon les informations de RMC Sport, ils ont utilisé normalement la billetterie du club corse pour se procurer leurs billets.

Les supporters bordelais raccompagnés jusqu’à leurs lieux de résidence

Après les affrontements, lors desquels du mobilier et une échelle ont été utilisés par les belligérants, le premier décompte effectué sur place lundi soir faisait état de dix blessés légers: huit supporters bordelais et deux stadiers. Lorsque la rencontre a repris à 21h55, la situation était stabilisée, selon les forces de l’ordre.

C’est ensuite à 22h10 que les supporters des Girondins ont été évacués de l’environnement du stade, raccompagnés à leurs véhicules et escortés jusqu’à leurs lieux de résidence. Une enquête a été ouverte dans la foulée par le parquet d’Ajaccio pour violences aggravées au sein d’une enceinte sportive.

Article original publié sur RMC Sport