Lillet, Suze... : ces apéros vintage qui reviennent à la mode

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Ambassadeur, Byrrh, Suze, Lillet, Dubonnet… Ces incontournables du début du siècle dernier trônaient encore sur les étagères des bistrots à l’ancienne, mais personne ne semblait y avoir touché depuis des décennies. En quelques années, ces apéritifs d’antan sont revenus sur le devant de la scène, invités d’honneur des cocktails haute couture des bartenders. Une tendance de consommation assez éloignée des origines de ces alcools tombés en désuétude.

Ces boissons alcoolisées ancestrales avaient une vocation médicinale. Alors que l’eau pouvait transmettre le choléra, ces "remontants", à base de racines, d’herbes et de plantes, affichaient de nombreuses vertus curatives. En 1846, Joseph Dubonnet crée la boisson éponyme avec de l’écorce de quinquina. Très riche en quinine, c’est un antipaludéen naturel destiné à soulager les légionnaires, victimes des moustiques dans les colonies. À la même époque, de nombreux autres breuvages voient le jour et commencent à être consommés à l’apéritif par la bonne société. Ils rencontrent un succès considérable à la fin du XIXe siècle, grâce à des campagnes d’affichage et à des animations lors des Expositions universelles.

Il faudra attendre le début du XXe siècle pour que des médecins se mettent à douter de leurs vertus et que l’on cesse de les administrer aux enfants ! Ces apéritifs connurent un essor spectaculaire jusque dans les années 1930, en France puis dans le monde, incarnant l’élégance à la française hors de nos frontières. Leur consommation (...)

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