Sommes-nous sous l'influence des séries ?

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Seraient-elles un passe-temps auquel nous sommes devenus accros ? Plutôt des « objets culturels » puissants, dont le propos n'est pas anodin…

Tombée dans la marmite des séries en 2014, la politologue et sociologue Virginie Martin leur a consacré son nouveau livre, le Charme discret des séries (HumenSciences). « Avec la série Orange Is the New Black, j'ai eu l'impression de pénétrer dans un monde passionnant, complexe et bigarré, qui bousculait tous les codes. Je ne l'ai plus quitté ! » La conclusion de son enquête captivante est sans appel : « Les séries, c'est de la politique autrement ! »

Diversité « friendly »

On y voit des héros noirs (Arsène Lupin, Dynastie version 2017…), un président de la République d'origine kabyle (les Sauvages), des protagonistes s'interrogeant sur leur identité de genre… « Même si les minorités représentent indéniablement une cible marketing, les séries donnent enfin la parole à toutes celles et ceux qui sont dans les marges sexuelles, sociales et religieuses, grâce à des scénaristes engagés dans le combat pour la diversité », observe Virginie Martin. TF1 et France 2 ne sont pas en reste, avec des séries grand public comme Demain nous appartient ou Un si grand soleil, qui n'hésitent pas à introduire les thèmes de l'homosexualité, du racisme ou du handicap… « Mais ne soyons pas naïfs, il arrive aussi que certaines séries véhiculent des clichés, regrette l'experte : les Arabes y sont souvent décrits comme des délinquants ou des terroristes (Marseille), les queers ont forcément des troubles mentaux (la Mante) et les élites...

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