Le livestream peut-il être viable économiquement ?

Sophie Rosemont
·1 min de lecture
Nick Cave ©Joel Ryan

Après les concerts en chambre du premier confinement, le format du livestream tente, depuis cet été, de mettre en place un modèle économique probant. Efficace, ou pas ?

Pour la fin d’année, nombre de concerts en ligne ont été programmés. Le 31 décembre, Kiss sortira le grand jeu à l’Atlantis de Dubaï où seront installées plus de cinquante caméras. Les fans devront débourser entre 40 dollars et 99 dollars (pour le VIP package). Le 14 novembre dernier, Rodolphe Burger testait la performance virtuelle dans une chapelle vide à Sainte-Marie-aux-Mines (Haut-Rhin) devant 400 internautes, qui avaient déboursé 15 euros, voire 25 euros pour télécharger le concert après sa retransmission. Après la sidération provoquée par l’arrêt des tournées et le temps des concerts en pyjama dans sa salle de bains, ou des performances dont les bénéfices étaient uniquement reversés à des associations caritatives, les artistes comme les labels ont imaginé un nouveau modèle de live. Payant, cette fois. Aude Chagnon, label-manageuse chez Bigwax, en synthétise la pertinence : “C’est un autre moyen de diffusion, promotion et surtout exposition : quand on sort un disque, on a envie qu’il soit accessible au plus grand nombre. Toutefois, il n'est pas vraiment hasardeux comme peut l'être la radio par exemple, il faut souvent déjà connaître l'artiste et le suivre pour avoir accès à l'information...

Innover l’aspect éditorial de la performance

D’autre part, il ne peut réellement fonctionner que s’il offre une plus-value. C’est le cas de Gorillaz, les 12 et 13 décembre depuis Londres et sur trois fuseaux horaires différents, via la plateforme (...)

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