Un livre de photos plonge au cœur des Gilets jaunes

Mathieu Dejean
·1 min de lecture
(Photo : Serge D'Ignazio)
(Photo : Serge D'Ignazio)

Le 17 novembre 2018, il y a exactement deux ans, Serge D'Ignazio se rend porte Maillot, à Paris, où un rassemblement est prévu à l'appel de citoyen·nes qui revêtent un gilet jaune pour signaler leur détresse économique - et s'opposer, initialement, à la taxe carbone prévue par le gouvernement et à la vie chère. Des manifestations, cet ancien ouvrier ajusteur dans une entreprise d’aéronautique en a vécu un grand nombre. Mais ce jour-là, “la sidération et la surprise” le saisissent, comme il nous l'explique par téléphone. “J’étais habitué aux manifestations Bastille-République-Nation. Là, ça partait dans tous les sens, il n’y avait pas de consignes, on manifestait dans la bonne humeur, et pour la première fois sur les Champs-Elysées. C’était beaucoup de primo manifestants, des gens de province qui visitaient Paris, c’était très festif”, décrit-il.

Deux ans d'une mobilisation historique

Le samedi suivant, il revient, et ainsi de suite pendant quasiment deux ans d'une mobilisation historique, dont l'écho s'est entendu à l'échelle internationale. Photographe amateur depuis ses quinze ans, Serge D'Ignazio portraitise ces manifestant·es qui, longtemps invisibles ou absent·es des médias, bouleversent tous les codes en usage, tant du côté du pouvoir que de la contestation. “Une certaine complicité et une confiance se sont installées avec les

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