Livres : « Évidemment Martha », un roman drôle et grinçant qui a conquis le monde entier

©Grant Sparkes-Carrol

Meg Mason, journaliste à Sydney, signe un roman grinçant, drôle et bouleversant, devenu un phénomène dans le monde entier.

« Patrick est parti deux jours après la fête », annonce la narratrice d'« Évidemment Martha », à la fin du premier chapitre. À 40 ans, elle vient de passer plus de deux décennies à essayer de « devenir le contraire de ce qu'[elle est] ». Des années ponctuées de « phases de dépression légère, modérée ou sévère, pouvant durer une semaine, quinze jours, six mois, un an ». Depuis ses 17 ans, quand pour la première fois une « petite bombe a explosé dans [s]on cerveau », la clouant au lit, la drainant de ses envies, lui faisant oublier le goût de vivre, Martha se bat, se plaint, avale des pilules, les jette dans la cuvette des toilettes, croit à la guérison, renonce… Bien sûr, il y a sa sœur, Ingrid, mère au foyer débordée de marmaille, mais toujours là quand ça ne va pas, Patrick, l'amoureux transi qui l'aime depuis l'adolescence, Peregrine, un dandy qui saupoudre sa vie d'une extravagance légère et grave… Il y a aussi le père, poète raté dont les bras sont toujours un refuge, la tante, excentrique et généreuse, qui pardonne tout, et la mère, alcoolique, qui ne sait pas comment l'aimer. Mais tout cela ne vaut rien, tant que Martha ne va pas bien.                                                                                     

Il est difficile d'écrire sur la dépression ; un peu comme la mort ou le sommeil, l'insondable tristesse est un état qui ne se documente que depuis son seuil. Nul n'écrit du fond du trou, mais il...

Lire la suite de l'article sur Elle.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles