Les livres de PPDA baigneraient dans la culture du viol (et c'est édifiant)

Trigger warning : certains passages pourraient heurter votre sensibilité.

"Il n'est pas question de condamner un homme par ses romans. Mais nous avons eu la curiosité d'ouvrir les livres de PPDA pour voir quelle vision de la femme, et des rapports hommes-femmes, ils ont véhiculé pendant des décennies", peut-on lire en préambule dans Les Inrocks. Le magazine culturel a eu la curiosité (et la motivation) de se plonger dans les écrits du journaliste star de TF1, accusé de harcèlement et de violences sexuelles par une vingtaine de femmes.

Un travail de fourmi, lorsque PPDA lui-même déclare en avoir écrit "beaucoup, trop peut-être, entre soixante et soixante-dix". Le journaliste affirme également, dans un récit autobiographique paru en 2013 chez JC Lattès, Seules les traces font rêver, ne regretter "aucun" de ses ouvrages.

Les conclusions des Inrocks établissent le portrait d'un écrivain décomplexé avec l'idée du viol, auquel il fait référence dans plusieurs de ses écrits. Ainsi dès son premier roman, Les Enfants de l'aube, paru en 1982, il met en scène son héros Tristan, qui parle à la première personne et impose un rapport sexuel à sa dulcinée Camille lorsqu'elle dort, se "réjouissant" de garder pour lui le secret de ce crime. "Doucement, très doucement, je m'introduisis en elle. Elle ne s'était pas réveillée, mais ses mains cherchaient quelque chose. (...) Je déchargeai en elle des vagues...

Lire la suite


À lire aussi

"Pas envie ce soir", le livre qui brise (enfin) le tabou du viol conjugal
La culture du viol gangrène les cours d'école : on fait quoi ?
Violé à 13 ans, Patrice Evra livre un témoignage bouleversant dans "C à Vous"