"La loi, elle, n’a pas changé" : pour les manifestants iraniens, la fin annoncée de la police des mœurs ne change rien

© Twitter / @1500tasvir

Alors que le procureur général de la République islamique d’Iran a suggéré le 3 décembre que la "police des mœurs" avait été dissoute, cela n’a pas fait taire les manifestations déclenchées par la mort en détention de Mahsa Amini, après son arrestation par cette même police des mœurs. Nos Observateurs en Iran estiment que le mouvement actuel va bien au-delà de la question du maintien de la police des mœurs et des obligations strictes qu’elle devait faire respecter.

Alors que le procureur général de la République islamique d’Iran a suggéré le 3 décembre que la "police des mœurs" avait été dissoute, cela n’a pas fait taire les manifestations déclenchées par la mort en détention de Mahsa Amini, après son arrestation par cette même police des mœurs. Nos Observateurs en Iran estiment que le mouvement actuel va bien au-delà de la question du maintien de la police des mœurs et des obligations strictes qu’elle devait faire respecter.

Selon des propos rapportés par les médias officiels iraniens, le procureur général Mohammad Jafar Montazeri a déclaré que la police des mœurs iranienne "a été dissoute par les mêmes autorités qui l'avaient mise en place", lors d’une conférence religieuse le 3 décembre. Mais beaucoup affirment que ces propos ont été sortis de leur contexte ou exagérés.

Le procureur général a ajouté que le système judiciaire iranien continuerait à "surveiller les actions comportementales au niveau communautaire". Le ministère iranien de l'Intérieur, qui supervise la police des mœurs depuis sa création en 2006, n'a donné aucune confirmation sur une éventuelle suppression de cette unité.


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