La loi « sécurité globale » adoptée définitivement par le Parlement

ELLE avec AFP
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Les députés ont validé la proposition de loi controversée ce jeudi. Le texte, et particulièrement l’article 24 pénalisant la « provocation à l'identification » des forces de l'ordre, avait été vivement critiqué.  

La proposition de loi LREM a été adoptée en seconde lecture par 75 voix pour et 33 contre, en dépit des vives contestations de la part des défenseurs des libertés publiques. Au cœur des crispations, l’article 24, de la loi « sécurité globale » : honni à gauche, dénoncé par les organisations de journalistes mais largement soutenu par les syndicats policiers, il a pour ambition de protéger les forces de l'ordre en opération en pénalisant la diffusion « malveillante » de leur image. Via le Sénat à majorité de droite, la mesure a été réécrite pour la faire sortir du droit de la presse, afin d’apaiser ceux qui craignent une atteinte à la liberté de l'information. Les autres propositions du texte (généralisation des drones, extension du pouvoir de la police municipale...) durcissent l’arsenal sécuritaire du pays. 

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La gauche dénonce un texte « d’insécurité globale » 

Les partis d'opposition de gauche ont annoncé leur intention de saisir le Conseil constitutionnel. Ils ont critiqué « un texte d'insécurité globale car il jette de la suspicion sur la police » et empêche la « critique citoyenne ». Inquiet du volet encadrant la sécurité privée, le député communiste Stéphane Peu s'est alarmé d'une « ubérisation » de la sécurité au service des « riches ». 

Jean-Michel Fauvergue (LREM), l’un des co-rapporteurs du texte, assure pourtant qu’« il a été assez...

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