Loi "sécurité globale": le gouvernement rappelle qu'il reste "des mois de travail" sur l'article 24

Hugo Septier avec AFP
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Je comprends tout à fait la détresse des commerçants qui sont fermés
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Au lendemain de la nouvelle mobilisation contre la loi "sécurité globale", le gouvernement réagit. Dans les colonnes du JDD de ce jour, le ministre des relations avec le Parlement, Marc Fesneau, a estimé que le parlement avait encore "des mois de travail" sur cette proposition de loi.

"Toutes les garanties sont prises"

Alors que la gauche exige le retrait du texte, ce dernier affirme que "le gouvernement est solidaire de la majorité" sur l'article 24 controversé qui encadre la diffusion d'images de forces de l'ordre, même si "le dispositif doit encore être affiné."

Pour lui, "la proposition de loi sera examinée au Sénat au premier trimestre 2021, puis reviendra à l'Assemblée, si les deux chambres ne trouvent pas un terrain d'entente."

"Nous avons encore des mois de travail devant nous. Ensuite, le Conseil constitutionnel sera saisi", dit-il, assurant que "toutes les garanties sont prises pour un débat apaisé."

"Incompréhension"

Le ministre reconnaît qu'il y a eu "une incompréhension" entre la majorité parlementaire et le gouvernement lorsque Jean Castex a annoncé la constitution d'une "commission indépendante" présentée au départ comme "chargée de proposer une nouvelle écriture de l'article 24" avant de faire machine arrière face à la bronca des parlementaires de LREM.

"Il y a eu une incompréhension. Le Premier ministre a levé rapidement les doutes", assure-t-il. Selon lui, "La commission n'aura pas vocation à réécrire l'article 24. A aucun moment, Jean Castex n'a pensé à imposer une écriture que le Parlement aurait dû voter telle quelle".

Plébiscité par les syndicats policiers, soutenu par la droite et l'extrême droite, l'article 24 suscite une levée de boucliers à gauche et chez les défenseurs des libertés publiques qui y voient "une atteinte disproportionnée" à la liberté d'informer et le signe d'une dérive autoritaire de la Macronie.

Plus de 130.000 personnes, selon le ministère de l'Intérieur, 500.000 selon les organisateurs, ont défilé samedi dans une centaine de villes de France contre le texte de loi "sécurité globale" et les violences policières, des affrontements parfois violents émaillant certaines manifestations notamment à Paris

Article original publié sur BFMTV.com