Loi séparatisme : l'instruction en famille enflamme les députés pendant 12 heures

Lydia Menez
·1 min de lecture

L’article polémique qui vise à restreindre l’école à la maison a provoqué la colère des députés de tous bords.  

Après les certificats de virginité, le gouvernement s’attaque désormais à l’instruction en famille (IEF). Débattu dans le cadre de la loi des « séparatismes », l’article 21 prévoit de restreindre l’école à la maison. Dans leur viseur : le « séparatisme » scolaire religieux. Ainsi, les parents devront obtenir une autorisation préalable qui sera soumise à validation des autorités, là où une simple déclaration suffisait avant. Quatre motifs d’autorisation ont été retenus, contre 130 actuellement : handicap, éloignement géographique de l’école, pratique sportive ou artistique intensive, et un dernier motif plus large qui porte sur le « besoin particulier de l’enfant ». « L’intérêt supérieur de l’enfant » devra être respecté. En tout, c’est 62 000 enfants qui sont concernés par l’IEF.  

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Cette modification en profondeur était un souhait du président de la République. Il l’avait annoncé dès le mois d’octobre, lors du discours des Mureaux : « Une décision (…) sans doute l’une des plus radicales depuis les lois [Ferry] de 1882 et celles assurant la mixité scolaire entre garçons et filles, en 1969. » Cet enthousiasme n'est pas du goût des socialistes, ni la droite, qui se sont dressés contre cet article, le jugeant liberticide. C’est « une logique pernicieuse qui conduit insidieusement à rogner les libertés », pour le...

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