Loiret: en pleine nuit, une balle perdue se loge dans l'armoire d'un enfant de 11 ans

Un réveil en sursaut, et un drame évité de justesse. Voilà ce que pourra raconter cette famille habitant la commune de Varenne-Changy, dans le Loiret.

Dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 mai, peu avant 1h du matin, une soudaine détonation provenant de la chambre de leur fils réveille Gwendoline et son mari, comme le raconte le quotidien La République du Centre.

"Nous avons entendu le bruit du carreau qui a explosé. On est sorti dehors, car on pensait qu'un caillou avait été jeté. Mon mari a pris la voiture pour voir s'il trouvait quelqu'un aux alentours", raconte la maman du jeune garçon.

En entrant dans la chambre, les parents trouvent au sol un amas de verre brisé. La fenêtre est cassée et comporte un impact circulaire. Tout en s'assurant que leur fils va bien, Gwendoline et son mari continuent de rechercher les causes de l'explosion de la vitre.

Ils retrouvent alors, dans l'armoire du garçon, un trou dans l'axe de celui observé dans la fenêtre. C'est là que la balle a fini sa course.

Des analyses balistiques en attente

Au cours de la nuit, les parents du garçon et des voisins ont assuré aux forces de l'ordre que cinq coups de feu avaient été entendus.

Si la brigade de gendarmerie de Châtillon-Coligny (Loiret) a ouvert une enquête pour mise en danger de la vie d'autrui, aucun suspect n'a pour le moment été arrêté. Une analyse balistique doit aussi être réalisée afin de déterminer l'arme utilisée ainsi que la position potentielle du tireur au moment du déclenchement de la gâchette.

"On a fait du porte-à-porte.(...) Il n'y avait pas de chasse autorisée cette nuit-là. Je me suis renseignée auprès de la mairie. Il s'agirait d'une balle de 16 mm pour les gros gibiers", a expliqué la mère de famille à la République du Centre.

S'il n'a pas été blessé par le tir, le jeune garçon a été relativement chamboulé par ce réveil en sursaut. "Mon fils de 11 ans n'en parle pas, mais ça le travaille", a assuré la mère au quotidien orléanais. La petite sœur du garçon est, elle aussi, marquée par les faits.

Sans grand espoir, Gwendoline voudrait que les autorités réussissent à "retrouver l'auteur" car "la prochaine fois le drame ne pourra être évité".

Article original publié sur BFMTV.com