Lois anti-IVG : trois médecins polonais accusés d'homicide involontaire après la mort d'une jeune femme

Karolina Grabowska

C’est exactement le cas de figure que craignent les militant·es pro-avortement, partout dans le monde, lorsque ce droit fondamental est bafoué. En Pologne, une femme de 30 ans est morte au mois de septembre 2021 après avoir perdu les eaux à la 22e semaine de grossesse. La grossesse n’était donc plus viable et devait être avortée. Mais les lois polonaises autour de l’IVG étant extrêmement strictes, les médecins de l’hôpital de Pszczyna ont décidé de ne pas pratiquer l’intervention chirurgicale, qui consistait à retirer les tissus embryonnaires de l’utérus de la patiente. Ils craignaient, visiblement, d’enfreindre la législation anti-avortement en se livrant à cette opération dont la patiente avait un besoin vital. La jeune femme de 30 ans a ainsi fait un choc septique et en est décédée.

Ce 7 septembre, soit un an après les faits, le procureur de Katowice a engagé des poursuites contre les trois médecins présents ce jour-là, rapporte le site Euractiv. Il estime que les professionnel·les de santé ont agi contrairement aux connaissances médicales. Ils pourraient écoper jusqu’à cinq ans de prison.

Bien avant les États-Unis, le très conservateur tribunal constitutionnel polonais avait, le 22 octobre 2020, jugé la disposition de 1993 sur l’avortement inconstitutionnelle – loi qui avait déjà fait drastiquement reculer les droits des femmes par rapport à la période antérieure. L’IVG est donc désormais autorisée uniquement dans deux cas : si la vie de la personne est en danger, ou si la (...)

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