Lou Doillon : “Aucun algorithme ne peut me faire découvrir un livre ou un disque”

Franck Vergeade
·1 min de lecture
(© Craig McDean)
(© Craig McDean)

“Un libraire, un disquaire, c’est un lieu de transmission unique. J’aime m’y perdre, être guidée par les petites notes de mon libraire page 189, décrypter ses bristols, trombonés aux couvertures, chez Shakespeare and Company, les notes des tumbleweeds (les étudiants qui y vivent et y lisent toute la journée). J’aime les inconnus qui vous passent un livre, un jeune homme il y a quelques années qui me tend Autobiography of Red d’Anne Carson que je ne connaissais pas encore, merci.

Le disquaire, Le Silence de la rue, qui passe sans dire un mot et me met un vinyle sous le nez. Je suis humaine, j’aime flâner, j'aime repartir avec ce que je n’étais pas venue chercher, aucun algorithme ne peut me proposer ce que je n’ai pas encore découvert, ce qui m’interpelle… Est-ce la pochette, une couleur, une typo, le plaisir qu’un autre a l’air de prendre qui me si donne si brutalement envie ? Alors, oui, ouvrons les librairies et les disquaires.”

Propos recueillis par Franck Vergeade

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