Le Louvre et le musée Carnavalet revoient l'usage des chiffres romains

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Faut-il forcément vulgariser pour rendre l'art et l'Histoire plus accessibles ? Oui, répondent les deux musées parisiens Carnavalet et du Louvre. Car une petite révolution est en cours dans leurs couloirs : les deux musées ont pris la décision de revoir, dans certains cas, la numérotation antique, c'est-à-dire les chiffres romains. Ils estiment que trop de visiteurs ne savent plus les lire. Sylvie, 45 ans, semble ainsi bien embêtée lorsqu'on lui demande d'écrire 1990 en chiffres romains. "Pour moi, c'est un peu compliqué sincèrement", explique-t-elle au micro d'Europe 1. "Parce que je les ai oubliés. Ça fait longtemps, ça renvoie à l'enfance et on n'est plus enfants malheureusement."

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Les siècles lâchent les chiffres romains, pas les rois et reines

Au musée Carnavalet, pour les siècles, "l'usage des chiffres arabes a été privilégié dans l'ensemble du parcours en français et en anglais". Le musée avance que "les dates évoquées sont très nombreuses et cela permet de lire des contenus homogènes". Il souligne également que "ce choix correspond à des usages de plus en plus fréquents dans de nombreux musées à travers le monde".

Par ailleurs, le musée a opté pour un "dispositif de médiation destiné à rendre la visite plus accessible et inclusive" pour les personnes en situation de handicap. Pour ce parcours, qui est complémentaire au parcours "classique", les chiffres romains sont proscrits. Ce qui représente ...


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