Luc Besson : 10 mois de prison requis pour le licenciement de son assistante “devenue son esclave”

Mercredi 27 novembre 2019, le procès de Luc Besson s’est tenu sans lui. Le réalisateur était jugé pour avoir licencié son assistante en 2018, alors qu’elle était en arrêt maladie. Le cinéaste risque 30 000€ d’amende et dix mois de prison avec sursis.

Après quatre heures de retard, le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a décidé de procéder à l’audience sans Luc Besson. Le réalisateur était en effet absent le jour de son propre procès, mercredi 27 novembre 2019. Selon son avocat, Me Arnaud de Senilhes, il aurait été “coincé dans un taxi au milieu des manifestations d'agriculteurs” en cours sur le périphérique parisien. Le cinéaste a donc conféré à son avocat l’autorisation de le représenter. Il était cité à comparaître devant la cour à titre personnel et en tant que PDG de la société de production Europacorp, pour le “licenciement discriminatoire” de son ancienne assistante de direction. Sophie F. avait été renvoyée de son poste le 9 janvier 2018, alors qu’elle était en arrêt maladie. Luc Besson est désormais un habitué de la justice : il était condamné début novembre pour harcèlement moral par cette même assistante devant les prud’hommes, bien que les parties puissent encore faire appel, et fait par ailleurs face à des accusations de viols et d’agressions sexuelles.

C’est donc après une longue enquête de l’inspection du travail début 2019, que le parquet a décidé de renvoyer l’affaire directement devant un tribunal. Tout commence quatre ans plus tôt, quand Sophie F. est embauchée au sein de l’équipe du scénariste. Au cours de l’audience, la présidente du tribunal Alexandra Vaillant énumère les éléments caractéristiques de “la relation de travail” entre Luc Besson et son employée : “Les demandes par SMS sur son téléphone personnel le soir, le week-end et pendant ses congés”, “les tâches relevant de la vie privée”... En effet, l’assistante était chargée d’organiser les voyages du couple Besson, de prendre des rendez-vous chez le médecin pour leurs enfants, chez le coiffeur ou encore l’esthéticienne pour la femme du réalisateur, et même de réserver des dîners au restaurant. Durant l’été 2015, Sophie F. part

(...) Cliquez ici pour voir la suite


Ce contenu peut également vous intéresser :