La Lune se serait formée en quelques heures

La Lune s’est formée suite à une collision titanesque entre la Terre, encore en formation, et une petite planète de la taille de Mars nommée Théia. Le cataclysme, qui s’est produit il y a environ 4,5 milliards d’années, aurait projeté une quantité phénoménale de débris dans l’espace, issus de la désintégration de Théia et des couches supérieures de la Terre. En s’accrétant, ces fragments en orbite auraient alors peu à peu formé un nouveau corps, la Lune.

Voilà pour l’hypothèse la plus communément admise. Pourtant, des scientifiques proposent désormais un autre scénario.

Accrétion progressive ? Ou formation rapide ?

Car l’idée d’une accrétion progressive à partir d’un disque de débris se heurte à certaines observations. L’analyse des roches lunaires montre en effet que leur composition est plutôt semblable à celle du manteau terrestre, un résultat contradictoire avec l’idée que la majorité des débris proviendrait de Théia.

Pour tenter de résoudre cette énigme, des scientifiques de l’université de Durham ont réalisé des simulations numériques de l’impact à l’aide d’un super-calculateur. Et les résultats amènent à une alternative concernant l’origine de la Lune. En simulant des centaines d’impacts différents, notamment en faisant varier l’angle et la vitesse de la collision mais aussi les masses de la Terre et de Théia, il apparaît que l’impact aurait pu produire un corps de la masse de la Lune, directement sur l’orbite terrestre.

Image extraite de la vidéo (ci-dessus) montrant le nouveau scénario de la formation de la Lune. © NASA's Ames Research Center
Image extraite de la vidéo (ci-dessus) montrant le nouveau scénario de la formation de la Lune. © NASA's Ames Research Center

Les paramètres de la collision restent en effet aujourd’hui très débattus et les simulations réalisées par le super-ordinateur montrent que certaines variations de ces paramètres peuvent déboucher sur des résultats surprenants.

Plus intéressant encore, les résultats de cette étude, publiée dans la revue Astrophysical Journal Letters, permettent d’expliquer pourquoi les couches externes de la Lune sont riches en matériel...

> Lire la suite sur Futura

À lire aussi sur Futura