Lutte contre le sida : « Il faut continuer à se faire dépister malgré la crise sanitaire »

Anaïs Guillon
·2 min de lecture

Les dépistages sont en retard, les programmes de prévention suspendus et les dons en chute libre. À l’occasion du Sidaction 2021, nous republions cette interview accordée en décembre dernier par Florence Thune, directrice générale de l'association. Alors que le monde entier avait déjà les yeux rivés sur un autre virus, elle y témoignait des difficultés rencontrées par les associations pour continuer à combattre le VIH/sida. 

« Aller faire un test, c’est important, n’oubliez pas que Covid ou pas Covid, le VIH est toujours là ». C’est le message que Florence Thune, directrice générale de Sidaction, aimerait entendre du Ministère de la Santé. Totalement éclipsée par la crise sanitaire, la mobilisation pour le dépistage du VIH n’en reste pas moins essentielle. Malgré les avancées, les chiffres rappellent que l’on est loin d’en avoir fini avec ce virus. En 2019, 1,7 million de personnes ont été infectées et 690 000 décès liés au VIH ont été enregistrés. À l’instar de nombreuses causes, l’épidémie du Covid-19 est venue bouleverser des années de lutte. En avril dernier, l’association au ruban rouge, la seule à financer la recherche en plus d’assurer une aide pour la prévention et les personnes malades, avait dû annuler le Sidaction 2020. Une première depuis la création de l'association en 1994. Cette année, l’événement aura bien lieu mais sans les animations régionales. Sur le terrain, les autres conséquences liées à l’épidémie sont nombreuses.   

10% de dépistages en moins 

Depuis le premier confinement, près de 650 000 tests de dépistages n’ont pas été réalisés par rapport aux projections attendues en 2020. Cela représente une baisse de 10% du nombre de tests en France. Une réalité qui se confirme au niveau mondial. Dans certains pays, les dépistages ont parfois chuté de 50%. Pour Florence Thune, plusieurs facteurs...

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