Lutte contre les violences faites aux femmes : à vos smartphones citoyennes !

Hélène Guinhut
·2 min de lecture

Cette année, aucune marée violette n’envahira les rues de la capitale. A cause de la pandémie et du confinement, Nous Toutes a dû renoncer à la manifestation féministe prévue à l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes. Pour autant, l’association appelle à agir. Comment ? En participant à une mobilisation en ligne prévue ce samedi. On vous explique tout pour militer depuis chez vous.

Le 23 novembre 2019, plusieurs dizaines de milliers de manifestants s’étaient réunies à Paris pour dénoncer les violences sexuelles et sexistes. Cette année, le collectif Nous Toutes aurait voulu réitérer l’exploit. « A l’origine, plusieurs rassemblements étaient prévus devant des institutions censées représenter le désengagement et la responsabilité de l’Etat », nous explique Yuna Miralles, coordinatrice des réseaux sociaux de l’association. Les commissariats, mairies, préfectures, tribunaux, conseil de l’ordre des médecins, siège du Medef : tous ces lieux auraient dû trouver devant leur porte bannières et pancartes marquées du violet de la résistance féministe. Crise sanitaire oblige, c’est finalement en ligne que la mobilisation aura lieu. « Nous ne pouvions pas exposer nos militantes à des risques sanitaires, de violences en cas de dispersion et des risques financiers liés aux amendes de 135€ », se justifie Yuna. S’il ne sera pas crié dans un mégaphone en tête de cortège, le message de Nous Toutes reste le même : « Nous voulons faire reconnaître la culture du viol et créer une prise de conscience autour du fait que nos institutions font partie du problème », insiste la militante.

« Nous réinventons le militantisme »

Si quelques comités locaux de Nous Toutes ont maintenu des rassemblements, le programme digital est bien rempli. Formations en ligne autour des thèmes « les mécanismes de violences »,...

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