Luz interviewe James Murphy : “Le but de ma musique : faire danser”

François Moreau
·1 min de lecture
James Murphy par Luz
James Murphy par Luz

Luz — Ah, le voilà !

James Murphy — Désolé, je suis en retard, je ne devrais jamais faire confiance à mon cerveau. Il est complètement parti, je suis comme un insecte ou un poisson rouge.

Je vois que tu es dans un studio, c’est le tien ?

C’est mon studio, oui. J’en avais un à Manhattan avant, mais le building a été vendu et j’ai dû quitter les lieux. J’ai emménagé de nouveau à Brooklyn.

C’est le même que celui que tu avais avec DFA ?

Celui de DFA était dans le building de Manhattan. Maintenant, c’est Brooklyn, le nouveau DFA !

En parlant de DFA, le label que tu as monté en 2001, on en est où ? Il est toujours actif ?

Oui, je vais justement m’y remettre. Le reprendre en main et redémarrer la machine.

Tu t’en étais éloigné ?

Je n’avais plus mis mon nez dans les affaires de DFA depuis des années. Je n’avais aucune interaction avec le label depuis des lustres. Et c’est normal, pendant que Jon (Jonathan Galkin, cofondateur de DFA Records – ndlr) le faisait tourner, moi j’étais en tournée. Je me voyais mal mettre mon nez dans les trucs en cours entre deux voyages. Mais je suis de retour !

Peut-être que je peux t’expliquer pourquoi Les Inrockuptibles m’ont demandé d’être leur rédacteur en chef…

Oui, pourquoi ? Quelle mauvaise idée !

Je n’ai que des amis moches à montrer et rien à dire en plus !

C’est un désastre pour ce journal !

Le plus grand des désastres.

Il n’y a aucun moyen que ça se vende !

Lire la suite...