Médecine psychédélique : bientôt la fin du tabou?

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La recherche sur les champignons hallucinogènes gagne du terrain dans les laboratoires anglo-saxons. Ils permettraient notamment de lutter contre l’anxiété et la dépression. Explications.

Dans son livre « Phantastica », la journaliste Stéphanie Chayet dévoile une saga passionnante sur l’histoire des substances illicites, depuis leur création à l’époque de l’après-guerre jusqu’à leur renaissance aujourd’hui. A l’origine, des chercheurs, encore extrêmement libres à la fin des années 1940, décident d’explorer les pro- priétés de la psilocybine, le principe actif des champignons hallucinogènes.A l’ins- tar de ses cousins le LSD et la mesca- line, il se trouve qu’elle présente de très nombreux bienfaits. Parmi eux, le sevrage de l’alcoolisme, de la nicotine ou des opiacés. Mais ce n’est pas tout. « La molécule permet aussi d’aider les patients qui sont en détresse psychologique lors des soins palliatifs », précise Stéphanie Chayet. Cependant, dès les années 1960, aux Etats-Unis, la jeunesse est séduite par ses effets (67 millions de consommateurs), et les chimistes en herbe se multiplient. Là-bas, mais aussi en Europe, c’est la panique dans l’opinion. « Dans les années 1970, Nixon prend l’initiative d’interdire ces psychotropes dits dangereux, malgré les objections des scientifiques qui expliquent qu’ils sont inoffensifs et non addictifs. C’est le début de la prohibition généralisée », témoigne l’auteure.

Le potentiel de la psylocybine labellisé par la FDA

Jusque-là reléguées à la consommation illégale, ces substances connaissent une renaissance au début des années 2000 grâce à des chercheurs et à de jeunes psychiatres américains qui, frustrés de ne plus pouvoir les étudier depuis trente ans, relancent les recherches. « Entièrement financées par des philanthropes de la Silicon Valley, qui versent des millions, les études cliniques sont désormais très(...)


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