Quand des médecins appellent à se mobiliser contre les violences conjugales

Emilie Poyard

Ils sont 65 à publier une tribune ce lundi dans « L’Obs ». Intitulé « Nous médecins, devenons le premier recours des femmes victimes de violences », ce texte incite les professionnels de la santé à s’engager en première ligne contre les violences conjugales. On vous en dit plus.

Comment agir pour repérer et prévenir les violences conjugales et sexuelles ? C’est la question que se posent de nombreux médecins. Et parmi eux, ces 65 professionnels qui proposent un véritable plan d’action. La tribune qu’ils publient ce 18 novembre dans « L’Obs » rappelle tout d’abord que « dans une récente enquête du Centre Hubertine-Auclert auprès de professionnels de santé de 11 centres médico-psychologiques, ces derniers déclarent ne jamais ou rarement recevoir des femmes victimes de violences ». Pourtant, elles existent, se rendent dans des cabinets médicaux, échangent avec des professionnels de la santé mais ne vont pas pour autant se confier. L’une des signataires de cette tribune,  la Docteure Marie Le Bars, « établit dans sa thèse qu'un médecin généraliste reçoit en consultation, sur une moyenne de 25 patients par jour, entre 2 et 3 femmes victimes de violences conjugales ». De son côté, le professeur Gilles Lazimi - signataire également - affirme qu’ « une patiente sur 4 consultant a été victime de violences au cours de la vie ». Des chiffres qui donnent à réfléchir et qui doivent pousser à agir. Comment ? Les praticiens signataires proposent de reconnaître le médecin comme « personne ressource, premier recours de la femme victime ». Pour cela, ils expliquent qu’il est nécessaire d’utiliser à chaque fois les outils de dépistage qui existent, et notamment un formulaire dédié. Et puis, il faut en...

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