Médicaments génériques : 4 idées reçues passées à la loupe

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FAUX. Le générique est développé à partir d’une molécule déjà existante dont le brevet est tombé dans le domaine public. En revanche, ce n’est pas une copie conforme. La couleur, la taille, la galénique (comprimés, gélules…) et l’excipient (le support qui englobe la molécule) ne sont pas forcément similaires. Et la « biodisponibilité » (la combinaison de la mesure de la quantité de produit et de la vitesse à laquelle celui-ci atteint la circulation sanguine et l’organe cible) peut varier de 5 à 10%. Mais pour Jean-François Bergmann, professeur émérite de thérapeutique (Université de Paris) : « Cette variabilité ne doit pas inquiéter le patient, car elle existe autant entre deux lots de princeps qu’entre le princeps et le générique. D’autre part, elle peut également être due à d’autres facteurs, tels que l’heure de la prise, l’âge, le poids, les antécédents médicaux du patient… ».

VRAI. Les médicaments génériques couvrent la plupart des pathologies, des plus bénignes au plus graves (maladies cardiovasculaires, infections…). A l’hôpital, ils sont aussi utilisés pour traiter les cancers, la maladie de Parkinson, les septicémies mais pas en cas de maladies de la thyroïde, d’épilepsie, de prise d’immunodépresseurs ou de traitements substitutifs à certaines addictions – des situations où une petite variation de doses peut créer un déséquilibre, avec de sérieux risques à la clé.

FAUX. C’est la même dans les deux médicaments, c’est sur l’emballage ou la présentation que les économies sont réalisées. Et depuis vingt ans que les génériques existent, il n’y a eu aucun scandale sanitaire.

VRAI. Si le médecin n’indique pas sur l’ordonnance, non substituable et la raison de sa décision, ou si le malade refuse le générique, il ne pourra pas bénéficier du tiers payant. Il devra faire l’avance des frais et sera remboursé ensuite mais devra supporter le différentiel de prix.

Prendre un générique, au nom différent, peut être compliqué pour les patients ayant plusieurs traitements. L’idéal (...)

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