Méningite de l'enfant : un quart des décès pourraient être évités grâce à la vaccination

La rédaction d'Allodocteurs.fr
Une étude de l'inserm rappelle que le suivi de l'obligation vaccinale pourrait éviter de nombreux décès et des séquelles graves provoquées par des méningites. 

"25% des décès et 25% des séquelles graves survenus chez des enfants avec une infection bactérienne sévère (principalement méningite) auraient pu être évités par la simple application du calendrier vaccinal", affirment des chercheurs de l’Inserm et des pédiatres des CHU de Nantes, du Grand-Ouest et de l’hôpital Necker Enfants malades. Pendant 5 ans, dans le Grand-Ouest français, ceux-ci ont analysé l’état de vaccination de chaque enfant âgé de 1 mois à 16 ans admis en réanimation ou décédé avant son admission à cause d’une infection bactérienne sévère. Ils ont publié les conclusions de leur étude le 12 septembre dans la revue Paediatric and Perinatal Epidemiology.

"La défiance vis-à-vis de la vaccination conduit à l’absence d’une vaccination complète"

Les résultats sont édifiants : seuls 39% des enfants suivis dans l'étude étaient correctement vaccinés contre le méningocoque et le pneumocoque, qui sont pourtant les principales bactéries à l’origine des infections sévères de l’enfant. Elles sont en outre responsables de 71% des décès et de près de la moitié des cas de séquelles graves liés à ces infections. L’introduction des vaccins anti-pneumocoque et anti-méningocoque C dans le calendrier vaccinal en France en 2002 et 2009 n’a donc pas réellement porté ses fruits.

Les infections bactériennes sévères, comme la méningite ou le choc septique, peuvent conduire au décès ou (...)

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