Métaphysique du pot de départ

Patrick Williams

Comment résister aux vagues de départs dans les entreprises ? On vous donne tous nos conseils pour prendre avec philosophie et humour ce passage obligé de la vie de bureau. 

Qui a dit qu’il ne se passait plus rien dans l’entreprise moderne ? Et les pots de départ alors ? Tous ces discours émus, ces cagnottes, ces livres d’or, ces au revoir confraternels, ces chips, ce saucisson, ce vin blanc pas tout à fait frais ? N’est-ce pas l’un des moments les plus intenses que nous offrent la vie de bureau ? N’éprouve-t-on pas une fébrilité particulière à voir, vers 17 heures, alors que la journée tire mollement à sa fin, Géraldine, la fille du marketing, faire de la place sur des bureaux et y installer bouteilles de champagne, assiettes en papiers, verres en plastique ? Évidemment le pot de départ (appelons-le PDD pour simplifier les choses) peut avoir une dimension cafardeuse, notamment quand il s’agit d’un départ à la retraite ou, pire encore, d’un licenciement dans des conditions difficiles. Mais, bien souvent, il est l’occasion d’une petite fête joyeuse et attendrie. Une fête à laquelle on assiste de plus en plus fréquemment. Car le PDD est un phénomène en hausse. « Cela s’explique par la mobilité professionnelle croissante des salariés, voulue ou non. Ceux-ci changent toujours plus facilement de métier, de boîte, partent en formation, en reconversion... » commente Alexandre des Isnards, fin observateur du monde de l’entreprise et coauteur de « L’Open space m’a tuer » (éd. Le Livre de poche). Même les stagiaires sacrifient au rituel du discours-saucisson-rosé....

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