Métiers d'art: ces femmes transmettent leur passion

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Émailleur sur lave, fresquiste, potier d’étain, gaufreur sur cuir… Un simple coup d’œil à la liste des 281 spécialités recensées par l’Institut national des métiers d’art suffit à faire rêver. Mais pour combien de temps encore? La filière – qui génère 19 milliards de chiffres d’affaires cumulés - souffre de nombreux maux. A commencer par les changements de société : « la pratique des instruments de musique ne cessant de diminuer, les luthiers ou les facteurs de piano reçoivent moins de commandes, » explique Anne-Sophie Duroyon-Chavanne, directrice de l'Institut. En outre, la crise sanitaire est passée par là. Sur 350 événements prévus en 2020, plus de 300 foires ou salons ont été annulés. Autant d’occasions ratées pour les artisans d’art de démarcher de nouveaux clients ou de faire connaître leur savoir-faire. Face à ces aléas, à l'instar de ces quatre femmes, la passion - pour un métier rare et des techniques inchangées depuis des siècles - demeure le principal moteur.

Petite, je jouais avec les chutes de cuir et les matériaux dont se servait ma mère, elle-même devenue relieuse après avoir grandi au milieu des livres reliés de son père… Au début, j’ai travaillé avec elle puis j’ai ouvert mon propre atelier en 2005 à Uzès (30). Aujourd’hui, je peux aussi bien restaurer un ouvrage d’Aristote d'une édition du XVIIe siècle pour un prof de philo ou un registre d’état-civil que relier un livre de cuisine passant de génération en génération. Pour que mon savoir-faire ne disparaisse (...)

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